Les différents moyens d'extraction du pétrole

Les différents moyens d'extraction du pétrole

Selon la qualité et la localisation, le pétrole est extrait de différentes manières. La plupart du temps, il ne jaillit pas naturellement à la surface et nécessite une technologie d'extraction avancée. Comment extraire le pétrole et quel est le coût que cela représente ?

Pétrole : les méthodes pour l'extraire du sol

Suivant les caractéristiques du gisement, l'extraction du pétrole peut s'effectuer de 2 façons :

  • De manière naturelle, si la pression du gisement suffit pour éjecter le pétrole vers le haut. Cette technique est seulement valable jusqu'au 30 % du gisement
  • De manière assistée, en cas de pression faible. On injecte alors une fluide (gaz liquéfié, eau, vapeur) afin de faire remonter le pétrole à la surface

Au fil des temps, des techniques encore plus évoluées ont vu le jour. C'est le cas de la méthode thermique ou l'entraînement par fluide miscible qui permettent d'avoir raison des gisements délicats des États-Unis. Souvent utilisée pour extraire du pétrole non conventionnel, la méthode thermique consiste à chauffer l'hydrocarbure afin de réduire sa viscosité. Ainsi, elle utilise soit la chaleur d'une vapeur soit celle d'une combustion souterraine. L'entraînement par fluide miscible quant à elle est effectué à l'aide de gaz carbonique ou de GPL (gaz de pétrole liquéfié) léger. Elle est plutôt privilégiée dans les gisements où le pétrole est attaché à des roches.

Coût de l'extraction du pétrole

Généralement, le coût de l'extraction du pétrole varie en fonction

  • du type de gisement : onshore ou offshore
  • des caractéristiques du gisement, notamment la pression souterraine sur le lieu
  • de la méthode d'extraction
  • de la qualité du pétrole : conventionnelle ou non conventionnelle (pétrole de schiste, pétrole léger, etc.).

Ainsi, le coût d'extraction d'un baril de pétrole dépend de chaque pays : 7 $ en Russie, 2 $ en Arabie Saoudite et 1 $ en Irak. Ce coût est plus élevé aux États-Unis vu l'infrastructure technique que demande le pétrole non conventionnel américain. Il en est de même au Venezuela, dont la réserve pétrolière est constituée essentiellement de sable bitumé et de pétrole extra lourd. Voilà pourquoi le Venezuela ne peut pas devenir un grand producteur de pétrole malgré ses 300 milliards de réserves de pétrole (la plus importante au monde devant celle de l'Arabie Saoudite).

Qui exploite le pétrole en Afrique ?

Vu la difficulté technique et l'investissement qu'impose l'exploitation pétrolière, les pays pétroliers africains n'ont pas d'autres choix que de confier leur pétrole à des investisseurs étrangers ou à d'autres pays à travers une relation bilatérale. Souvent, ils ont leur compagnie nationale pétrolière qui collabore étroitement avec les investisseurs. C'est le cas du Nigéria où le Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC) entre en joint-venture avec le TEPNG (une filiale de Total). L'exploitation est notamment contrôlé à 60 % par celle-ci.

La même chose est aussi constatée au Congo Brazzaville où la Suisse Philia SA exploite le pétrole local en participant (à 85 %) dans le capital du SNPC (Société Nationale du Pétrole Congo). Parfaitement adaptée aux pays africains, cette forme de collaboration gagnant-gagnant est la seule qui permet au pays de générer une rente pétrolière notable et de reprendre l'exploitation plus rapidement. Au Congo, Philia SA prépare déjà les Congolais à cet effet en leur offrant des formations aux métiers du pétrole, à travers sa filiale Philia trading.